Notre dernier article a provoqué des réactions et c'est bien que tout le monde s'exprime. Le but n'était pas d'attaquer une personne mais simplement de relater des faits.
Il n'y a rien qui empeche une organisation syndicale, la CFTC, de préférer travailler avec le SNA, plutot qu'avec la CGT et la CFDT. C'est le choix démocratique et souverrain d'une section syndicale, et non de son chef uniquement, qui doit etre assumé par tout ses membres.
Ce que nous a un peu troublé dans cette démarche, c'est que, alors que les ouvriers ont voté à plus de 60% pour les listes CGT et CFDT et à moins de 10% pour le SNA, la CFTC qui avait un élu dans ce collège a choisi d'apporter ses 23% de voix au SNA, contre l'avis de la majorité de ses électeurs.
Ce choix n'est cependant pas une surprise puisque dès le 05 juillet dans notre article sur les résultats des élections nous avions annoncé ce raprochement, et dans notre article du 29 juin, avant les élections, nous abordions le problème des conséquences d'une majorité SNA, FO, CFTC.
Les faits étant ce qu'ils sont, il n'est pas utile d'en rajouter.
Concernant la demande forte des salariés de voir travailler les syndicats ensemble, le problème se pose en des termes un peu plus complexes.
La première étape passe par une recherche de revendications communes portées d'une voix par tous les syndicats. Paradoxalement, ce passage a souvant pu etre réalisé par le passé et il est meme surprenant de voir que les syndicats les plus revendicatifs à ce stade ne sont pas ceux que l'on croit.
La deuxième étape, beaucoup plus délicate, consiste à faire comprendre à la Direction que la revendication commune ne sera trahie par aucun syndicat, pour que celle ci se sente obligée de négocier. C'est à ce stade que tous les coups tordus interviennent, puisque la Direction, connaissant les délégués syndicaux en présence, n'hesite pas à les convoquer individuellement dans son bureau et l'unité du départ se lézarde très vite, ce qui permet à l'entreprise de faire des économies importantes et aux salariés une fois de plus d'avoir le sentiment justifié de n'etre pas défendu.
Sur le prochain plan social, encore une fois, nous tenterons d'obtenir une démarche unitaire, sans nous faire d'illusion sur la fin de l'histoire, ce qui est plus que regrettable.
En effet c'est la seule démarche efficace qui soit, et dont nous pourrons vous parler puisque nous connaissons les résultats obtenus par la CFDT ou la CGT chez Flextronics ou Celestica.
Juste un exemple de résultats obtenus avec ou sans entente syndicale :
A Solectron, lorsqu'un ouvrier qui gagne 1500€ brut par mois et qui a 5 ans d'ancienneté est licencié, il ne touche qu'un peu plus de 15000 €.
Chez Celestica ou Flextronics, il recevra au moins 40000 €
Quand aux cadres de chez nous qui ne jurent que par la Direction ou le SNA, qu'ils méditent eux aussi sur les chiffres, chez Flextronics ou Celestica, ils percoivent entre 25000 et 50000€ d'indemnités de plus qu'à Solectron.
Le discours que les syndicats ne sont que des bons à rien sert surtout les desseins d'une Direction qui continue de privilégier la négociation avec ceux qui sont à sa botte.
Il n'y a rien qui empeche une organisation syndicale, la CFTC, de préférer travailler avec le SNA, plutot qu'avec la CGT et la CFDT. C'est le choix démocratique et souverrain d'une section syndicale, et non de son chef uniquement, qui doit etre assumé par tout ses membres.
Ce que nous a un peu troublé dans cette démarche, c'est que, alors que les ouvriers ont voté à plus de 60% pour les listes CGT et CFDT et à moins de 10% pour le SNA, la CFTC qui avait un élu dans ce collège a choisi d'apporter ses 23% de voix au SNA, contre l'avis de la majorité de ses électeurs.
Ce choix n'est cependant pas une surprise puisque dès le 05 juillet dans notre article sur les résultats des élections nous avions annoncé ce raprochement, et dans notre article du 29 juin, avant les élections, nous abordions le problème des conséquences d'une majorité SNA, FO, CFTC.
Les faits étant ce qu'ils sont, il n'est pas utile d'en rajouter.
Concernant la demande forte des salariés de voir travailler les syndicats ensemble, le problème se pose en des termes un peu plus complexes.
La première étape passe par une recherche de revendications communes portées d'une voix par tous les syndicats. Paradoxalement, ce passage a souvant pu etre réalisé par le passé et il est meme surprenant de voir que les syndicats les plus revendicatifs à ce stade ne sont pas ceux que l'on croit.
La deuxième étape, beaucoup plus délicate, consiste à faire comprendre à la Direction que la revendication commune ne sera trahie par aucun syndicat, pour que celle ci se sente obligée de négocier. C'est à ce stade que tous les coups tordus interviennent, puisque la Direction, connaissant les délégués syndicaux en présence, n'hesite pas à les convoquer individuellement dans son bureau et l'unité du départ se lézarde très vite, ce qui permet à l'entreprise de faire des économies importantes et aux salariés une fois de plus d'avoir le sentiment justifié de n'etre pas défendu.
Sur le prochain plan social, encore une fois, nous tenterons d'obtenir une démarche unitaire, sans nous faire d'illusion sur la fin de l'histoire, ce qui est plus que regrettable.
En effet c'est la seule démarche efficace qui soit, et dont nous pourrons vous parler puisque nous connaissons les résultats obtenus par la CFDT ou la CGT chez Flextronics ou Celestica.
Juste un exemple de résultats obtenus avec ou sans entente syndicale :
A Solectron, lorsqu'un ouvrier qui gagne 1500€ brut par mois et qui a 5 ans d'ancienneté est licencié, il ne touche qu'un peu plus de 15000 €.
Chez Celestica ou Flextronics, il recevra au moins 40000 €
Quand aux cadres de chez nous qui ne jurent que par la Direction ou le SNA, qu'ils méditent eux aussi sur les chiffres, chez Flextronics ou Celestica, ils percoivent entre 25000 et 50000€ d'indemnités de plus qu'à Solectron.
Le discours que les syndicats ne sont que des bons à rien sert surtout les desseins d'une Direction qui continue de privilégier la négociation avec ceux qui sont à sa botte.