Declaration CFDT concernant le LIvre IV du Plan de fermeture :
Une aventure humaine et industrielle entamée il y a 16 ans va s'interrompre de la pire des façons.
Durant toute cette procédure, la CFDT aura tenté en vain de démontrer que la décision de fermeture de notre site prise par Flextronics était socialement inacceptable, stratégiquement incompréhensible et économiquement injustifiée.
Socialement, Flextronics a fait fi de la lutte courageuse entamée par les salariés il y a 7 ans pour ne pas mourir. Notre site a montré sa capacité à se redresser 8 fois de suite, et les femmes et les hommes présents fin 2007 étaient prêts et motivés pour continuer le combat. Flextronics ne leur aura pas laissé l'opportunité de le démontrer.
Stratégiquement, notre site a tout fait pour cibler ses activités sur les petites séries à forte valeur ajoutée dans les domaines électronique industrielle, aéronautique&défense et médical, appuyé par une offre complète de bureau d'étude. De ce fait, notre site rentrait pleinement dans la stratégie de la division SBS de Flextronics. L'argumentaire développé page 33 et 39 du Livre IV est taillé en brèche par la réalité des sites receveurs de notre activité après fermeture qui sont très majoritairement en pays High Cost dont la France, chez Flextronics Saint Etienne pour l'essentiel (page 41), nécessitant même des embauches de leur part.
Stratégiquement toujours, la raison d'être de notre site est aussi démontrée par le fait qu'il aura fallu 1 an pour trouver des solutions de transfert pour nos clients, pour certaines pas satisfaisantes, et un an supplémentaire pour assurer la transition des comptes clients chez Flextronics. Par comparaison, les sites ayant de vraies raisons stratégiques de fermer cessent leur activité dans les 3 mois.
Economiquement, Flextronics aura tenté en vain de démontrer qu'un plan de réajustement de l'effectif ne permettait en aucun cas de pérenniser notre site. Page 36 du Livre IV, la Direction a même failli à son obligation d'information loyale et sincère en avançant une démonstration chiffrée pour le moins fantaisiste.
A l'heure qu'il est, la situation est désormais irréversible, nos clients ayant fait une croix sur notre site, et les salariés sont désormais dans un autre combat bien plus dur, celui de retrouver un travail pour faire vivre leur famille.
Notre site, tombé sur l'autel de la rationalisation des coûts après fusion, servira à enrichir les actionnaires friands de ces restructurations. Ce processus confirme le fait que pour que quelques-uns uns soient de plus en plus riches, il faut que de l'autre bord, un plus grand nombre soit de plus en plus pauvre.
Ces décisions, qui brisent le tissus social et industriel d'un pays ne seront pas sans conséquence à moyen terme.
Notre combat pour la défense et l'honneur des salariés de ce site va maintenant se déplacer sur d'autres terrains, conformément aux possibilités offertes par le Code du Travail.
Ce fut un honneur pour notre organisation syndicale de défendre jusqu'au bout des salariés qui auront sans relâche montré leur volonté de faire vivre ce site, en faisant valoir toutes leurs compétences et leur implication.
Puisqu'un avis est requis à l'ordre du jour sur ce projet de cessation d'activité, pour la CFDT et pour les raisons exposées ci dessus, il sera par 3 fois défavorable.
Concernant le Livre III :
Nous avons arraché in extremis une modification du montant garanti de l'ATD par Flextronics à 400 euros brut, soit 376 euros net pendant 24 mois pour tout CDI trouvé dans les 18 mois suivant le licenciement.
Cette mesure s'appplique aussi pour les CDD de plus de 6 mois.
Concernant la reprise par LACROIX :
Un point définitif devrait etre fait d'ici le 18 mars avec les 2 clients principaux THALES et SCHNEIDER, et une réponse sur la reprise effective sera donnée d'ici la fin de la semaine prochaine.
Une aventure humaine et industrielle entamée il y a 16 ans va s'interrompre de la pire des façons.
Durant toute cette procédure, la CFDT aura tenté en vain de démontrer que la décision de fermeture de notre site prise par Flextronics était socialement inacceptable, stratégiquement incompréhensible et économiquement injustifiée.
Socialement, Flextronics a fait fi de la lutte courageuse entamée par les salariés il y a 7 ans pour ne pas mourir. Notre site a montré sa capacité à se redresser 8 fois de suite, et les femmes et les hommes présents fin 2007 étaient prêts et motivés pour continuer le combat. Flextronics ne leur aura pas laissé l'opportunité de le démontrer.
Stratégiquement, notre site a tout fait pour cibler ses activités sur les petites séries à forte valeur ajoutée dans les domaines électronique industrielle, aéronautique&défense et médical, appuyé par une offre complète de bureau d'étude. De ce fait, notre site rentrait pleinement dans la stratégie de la division SBS de Flextronics. L'argumentaire développé page 33 et 39 du Livre IV est taillé en brèche par la réalité des sites receveurs de notre activité après fermeture qui sont très majoritairement en pays High Cost dont la France, chez Flextronics Saint Etienne pour l'essentiel (page 41), nécessitant même des embauches de leur part.
Stratégiquement toujours, la raison d'être de notre site est aussi démontrée par le fait qu'il aura fallu 1 an pour trouver des solutions de transfert pour nos clients, pour certaines pas satisfaisantes, et un an supplémentaire pour assurer la transition des comptes clients chez Flextronics. Par comparaison, les sites ayant de vraies raisons stratégiques de fermer cessent leur activité dans les 3 mois.
Economiquement, Flextronics aura tenté en vain de démontrer qu'un plan de réajustement de l'effectif ne permettait en aucun cas de pérenniser notre site. Page 36 du Livre IV, la Direction a même failli à son obligation d'information loyale et sincère en avançant une démonstration chiffrée pour le moins fantaisiste.
A l'heure qu'il est, la situation est désormais irréversible, nos clients ayant fait une croix sur notre site, et les salariés sont désormais dans un autre combat bien plus dur, celui de retrouver un travail pour faire vivre leur famille.
Notre site, tombé sur l'autel de la rationalisation des coûts après fusion, servira à enrichir les actionnaires friands de ces restructurations. Ce processus confirme le fait que pour que quelques-uns uns soient de plus en plus riches, il faut que de l'autre bord, un plus grand nombre soit de plus en plus pauvre.
Ces décisions, qui brisent le tissus social et industriel d'un pays ne seront pas sans conséquence à moyen terme.
Notre combat pour la défense et l'honneur des salariés de ce site va maintenant se déplacer sur d'autres terrains, conformément aux possibilités offertes par le Code du Travail.
Ce fut un honneur pour notre organisation syndicale de défendre jusqu'au bout des salariés qui auront sans relâche montré leur volonté de faire vivre ce site, en faisant valoir toutes leurs compétences et leur implication.
Puisqu'un avis est requis à l'ordre du jour sur ce projet de cessation d'activité, pour la CFDT et pour les raisons exposées ci dessus, il sera par 3 fois défavorable.
Concernant le Livre III :
Nous avons arraché in extremis une modification du montant garanti de l'ATD par Flextronics à 400 euros brut, soit 376 euros net pendant 24 mois pour tout CDI trouvé dans les 18 mois suivant le licenciement.
Cette mesure s'appplique aussi pour les CDD de plus de 6 mois.
Concernant la reprise par LACROIX :
Un point définitif devrait etre fait d'ici le 18 mars avec les 2 clients principaux THALES et SCHNEIDER, et une réponse sur la reprise effective sera donnée d'ici la fin de la semaine prochaine.